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Financement de la Fonction publique hospitalière et du système de santé
T2A et ONDAM

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Le financement de la FPH et de la santé en France

Le financement de la Fonction Publique Hospitalière (FPH) en France repose sur un modèle de financement mixte impliquant différentes sources de revenus. Le système de santé français est principalement financé par la solidarité nationale, ce qui signifie que l’État, les collectivités territoriales, et la sécurité sociale jouent un rôle clé dans le financement des établissements de santé publics.

L’essentiel du financement de l’activité des hôpitaux provient de l’assurance maladie via les cotisations sociales versées par les employeurs, les salariés et les travailleurs indépendants, couvrant les risques maladie, invalidité, vieillesse, décès, veuvage et maternité. Ces cotisations représentent environ 90% des ressources de sécurité sociale.

L’État contribue également au financement de la Sécurité sociale, à hauteur de 9 % de ses ressources en 2021, par le biais de la taxation du tabac ou de l’alcool.

Le Parlement vote, chaque année, une loi de financement de la sécurité sociale ou (LFSS), qui fixe, notamment l’ONDAM ou l’objectif national de dépense d’assurance maladie.

 

Budget de l’État

L’État contribue au financement des établissements de santé publics, en particulier pour les hôpitaux universitaires (CHU) et les établissements de référence. Il alloue des subventions et des dotations aux établissements pour couvrir une partie de leurs dépenses.

 

Collectivités Territoriales

Les collectivités territoriales, telles que les communes, les départements, et les régions, participent également au financement des établissements de santé publics situés sur leur territoire. Elles fournissent des subventions, participent au financement des investissements et contribuent aux budgets de fonctionnement.

 

Assurance Maladie

L’Assurance Maladie, gérée par la sécurité sociale, joue un rôle central dans le financement des soins médicaux. Elle rembourse une grande partie des frais médicaux, y compris les consultations médicales, les médicaments, les hospitalisations, etc. Les établissements de la FPH sont rémunérés par l’Assurance Maladie en fonction de l’activité et des actes médicaux effectués.

 

Financements spécifiques

Certains établissements de la FPH reçoivent des financements spécifiques pour des missions particulières. Par exemple, les établissements de lutte contre le cancer (Instituts de Cancérologie) reçoivent des financements spécifiques pour leurs activités de recherche et de soins.

 

Financements de projets

Les établissements de santé publics peuvent obtenir des financements pour des projets d’investissement, tels que la construction d’un nouveau bâtiment, l’acquisition d’équipements médicaux, ou la modernisation des installations. Ces financements peuvent provenir de l’État, des collectivités territoriales ou d’autres sources.

 

Recettes propres

Les établissements de la FPH génèrent également des recettes propres, notamment par la facturation de services médicaux à des patients en dehors de l’Assurance Maladie, par la vente de prestations de formation et de recherche, ou par des activités commerciales annexes, comme la restauration.

Le financement de la FPH est réglementé et contrôlé par le gouvernement français, et les établissements de santé publics sont soumis à des normes de gestion financière. Le système de santé en France est basé sur le principe de l’accès universel aux soins, ce qui signifie que les patients bénéficient de soins de santé de qualité, quel que soit leur statut socio-économique. Les coûts des soins médicaux sont en grande partie pris en charge par l’Assurance Maladie et les financements publics, avec des contributions directes de la part des patients, comme les quotes-parts et les franchises médicales.

La T2A (Tarification à l’activité)

La Tarification à l’Activité (T2A) est un système de financement utilisé dans le secteur de la santé en France, en particulier dans les établissements de santé publics, y compris les hôpitaux. La T2A est conçue pour calculer la rémunération des établissements de santé en fonction de l’activité médicale qu’ils réalisent. Elle vise à introduire une plus grande efficacité et une meilleure gestion des ressources dans le système de santé français.

 

Mesure de l’activité

La T2A repose sur la mesure de l’activité médicale effectuée dans les établissements de santé. L’activité est mesurée en fonction de différents critères, tels que le nombre de séjours hospitaliers, le nombre d’actes médicaux, ou la complexité des patients pris en charge.

 

Groupes homogènes de malades (GHM)

L’activité est regroupée en ce que l’on appelle les « Groupes Homogènes de Malades » (GHM). Chaque GHM représente un ensemble de patients présentant des caractéristiques médicales similaires. Les patients sont classés dans ces GHM en fonction de leur diagnostic, de leurs antécédents médicaux et de leur traitement.

 

Tarification par GHM

Chaque GHM est associé à un tarif spécifique, qui représente la rémunération que l’établissement de santé recevra pour chaque patient admis avec ce diagnostic. Ce tarif est basé sur le coût moyen de prise en charge des patients dans ce GHM.

 

Calcul des recettes

Les établissements de santé accumulent des recettes en fonction du nombre de patients qu’ils traitent et des GHM auxquels ces patients sont attribués. Les recettes totales sont calculées en multipliant le nombre de patients dans chaque GHM par le tarif du GHM.

 

Incentive à l’efficacité

La T2A vise à inciter les établissements de santé à être plus efficaces dans leur gestion des ressources. Plus un établissement peut traiter des patients tout en maîtrisant ses coûts, plus il peut générer de recettes.

 

Financement par l’Assurance Maladie

Les fonds pour financer la T2A proviennent principalement de l’Assurance Maladie, qui rembourse les établissements de santé en fonction de leur activité. L’Assurance Maladie utilise un budget global pour couvrir les coûts des soins de santé et des traitements médicaux.

La T2A a été introduite en France pour favoriser la transparence des coûts dans le système de santé, pour améliorer l’efficacité des établissements de santé, et pour permettre une meilleure allocation des ressources. Cependant, elle peut également susciter des préoccupations concernant le risque de sur-traitement ou de restriction des soins en fonction des coûts. Elle est l’un des mécanismes de financement utilisés dans le cadre du système de santé français, qui comprend également d’autres sources de financement public.

La Tarification à l’Activité (T2A) est un modèle de financement des soins de santé en France qui repose sur le principe de rémunérer les établissements de santé en fonction de l’activité médicale qu’ils réalisent.

 

Les prémices de la T2A, Années 1980

Les prémices de la T2A remontent aux années 1980 lorsque le gouvernement français a commencé à explorer des réformes pour moderniser le système de financement de la santé et améliorer la gestion des établissements de santé.

 

Introduction de la T2A, 1996

La T2A a été introduite pour la première fois dans le cadre de la loi de financement de la sécurité sociale de 1996. Cette réforme visait à introduire un système de financement basé sur l’activité médicale, remplaçant progressivement le système de financement basé sur les dotations globales.

 

Déploiement progressif

Le déploiement de la T2A s’est fait de manière progressive. Initialement, seules certaines activités médicales ont été soumises à la T2A, tandis que d’autres secteurs de la santé, tels que les soins psychiatriques, ont continué d’être financés par d’autres mécanismes.

 

Élargissement progressif

Au fil des ans, la T2A a été progressivement élargie pour inclure de plus en plus de types d’activités médicales. Cela a permis de couvrir un éventail plus large de soins hospitaliers.

 

Évaluation et réformes

La T2A a été soumise à des évaluations et à des réformes régulières pour en améliorer la pertinence et l’efficacité. Des ajustements ont été apportés pour mieux prendre en compte la qualité des soins, l’efficience, et la gestion des ressources.

 

Progrès technologiques

L’application de la T2A a été facilitée par des avancées technologiques, notamment la mise en place de systèmes d’information pour la tarification des actes médicaux et la collecte de données.

 

Continuité et adaptation

La T2A est devenue l’un des principaux mécanismes de financement des soins de santé en France, mais son modèle a été continuellement adapté pour répondre aux besoins changeants du système de santé et pour assurer l’accès aux soins de qualité.

La T2A est conçue pour favoriser la transparence des coûts, encourager l’efficience dans la gestion des établissements de santé, et garantir une rémunération en fonction de l’activité médicale réellement effectuée. Elle est un élément essentiel du système de santé français et a été le fruit de nombreuses réflexions, évaluations et ajustements au fil des années.

L’avenir de la Tarification à l’Activité (T2A) en France est un sujet d’importance dans le secteur de la santé, et il fait l’objet de débats et de réflexions constantes. Plusieurs facteurs influenceront probablement l’évolution de la T2A à l’avenir.

Voici quelques considérations importantes :

Amélioration de la Qualité des Soins

L’une des préoccupations majeures liées à la T2A est que le financement basé sur l’activité peut inciter les établissements de santé à privilégier la quantité au détriment de la qualité. L’avenir de la T2A pourrait être façonné par des réformes visant à mieux intégrer des indicateurs de qualité des soins dans le modèle de financement.

 

Complexification des Soins

Avec l’évolution des besoins de santé de la population, notamment le vieillissement de la population et la prévalence croissante des maladies chroniques, la T2A devra peut-être être adaptée pour prendre en compte la complexité croissante des soins. Cela pourrait signifier des ajustements dans la tarification des actes médicaux.

 

Coordination des Soins

L’amélioration de la coordination des soins entre les différents acteurs du système de santé est un enjeu majeur. L’avenir de la T2A pourrait impliquer des mécanismes de financement qui favorisent la coordination des soins entre les établissements de santé, les professionnels de santé et les structures médico-sociales.

 

Prévention

Les politiques de prévention et de santé publique sont de plus en plus prioritaires. L’avenir de la T2A pourrait être influencé par des mécanismes de financement qui encouragent la prévention des maladies et la promotion de la santé.

 

Digitalisation

Les avancées technologiques, y compris la télémédecine et les systèmes d’information de santé, sont en train de transformer la prestation des soins. L’avenir de la T2A pourrait prendre en compte ces évolutions technologiques pour mieux valoriser les actes médicaux à distance et la télémédecine.

 

Évaluation continue

L’efficacité et la pertinence de la T2A seront continuellement évaluées pour s’assurer qu’elle remplit ses objectifs tout en répondant aux besoins changeants du système de santé.

 

Réforme du Système de Santé

L’avenir de la T2A pourrait être influencé par des réformes plus larges du système de santé français. Des discussions sur des réformes structurelles du système de santé, y compris le financement, auront un impact sur la T2A.

En résumé, l’avenir de la T2A en France dépendra de la capacité du système de santé à équilibrer les besoins de maîtrise des coûts, d’amélioration de la qualité des soins et de garantie de l’accès aux soins pour tous. L’adaptation de la T2A à ces enjeux sera essentielle pour répondre aux défis futurs du système de santé français.

L’ONDAM

L’ONDAM, ou Objectif National de Dépenses d’Assurance Maladie, est un mécanisme de régulation des dépenses de santé en France. Il a pour but de fixer un plafond global aux dépenses de l’Assurance Maladie, afin de maîtriser les coûts de la santé et de garantir la soutenabilité financière du système de santé.

 

Fixation de l’objectif

Chaque année, le gouvernement français fixe un Objectif National de Dépenses d’Assurance Maladie, qui représente le plafond maximal des dépenses de santé couvertes par l’Assurance Maladie pour l’année à venir. Cet objectif est défini en fonction de plusieurs critères, tels que l’évolution de la démographie, des besoins de santé, de l’inflation, et des priorités gouvernementales.

 

Répartition des dépenses

L’ONDAM comprend différentes catégories de dépenses, notamment les soins de ville (consultations médicales, médicaments, etc.), les soins hospitaliers, les dépenses de médico-social, et d’autres prestations de santé. Chacune de ces catégories a un objectif de dépenses spécifique fixé dans le cadre de l’ONDAM.

Régulation des dépenses

L’ONDAM sert de cadre pour contrôler et réguler les dépenses de santé en France. L’Assurance Maladie et les établissements de santé doivent respecter les objectifs de dépenses établis. Si les dépenses dépassent l’ONDAM, des mesures d’ajustement, telles que des économies ou des restrictions budgétaires, peuvent être mises en œuvre.

 

Gestion des dépenses

Pour respecter l’ONDAM, l’Assurance Maladie met en place des politiques visant à maîtriser les coûts, telles que des négociations de prix avec les professionnels de santé, la promotion de médicaments génériques, des contrôles de facturation, des incitations à la prescription raisonnée, etc.

 

Équité et accès aux soins

Bien que l’ONDAM vise à maîtriser les coûts, il doit également garantir l’accès aux soins de qualité pour l’ensemble de la population. Les politiques de régulation doivent être conçues de manière à ne pas compromettre l’équité et l’accessibilité des soins.

 

Évaluation et révision

L’ONDAM est régulièrement évalué et révisé pour tenir compte des évolutions démographiques, épidémiologiques, et budgétaires. Il peut être ajusté en fonction des besoins de la population et des priorités nationales.

L’ONDAM fait partie intégrante du système de santé français et vise à assurer la viabilité financière du système tout en garantissant un accès équitable aux soins de santé. Son objectif est de maintenir un équilibre entre les coûts de la santé, la qualité des soins et l’accès aux services médicaux pour tous les citoyens.

L’Objectif National de Dépenses d’Assurance Maladie (ONDAM) a été instauré en France dans le cadre de la loi de financement de la sécurité sociale (LFSS) de 1996. Il représente un mécanisme de régulation des dépenses de santé visant à maîtriser les coûts tout en garantissant l’accès aux soins de qualité.

 

Voici un bref aperçu de l’historique de l’ONDAM depuis sa création :

L’ONDAM, Années 1990

L’ONDAM a été mis en place pour la première fois en 1996 dans un contexte de préoccupations budgétaires liées aux dépenses de santé. À l’époque, le système de santé français était confronté à des coûts en constante augmentation, ce qui a conduit à l’introduction de mécanismes de régulation pour maîtriser les dépenses.

 

Objectifs initiaux de l’ONDAM

L’objectif principal de l’ONDAM était de fixer un plafond aux dépenses de l’Assurance Maladie et de contrôler les coûts tout en préservant la qualité des soins et l’accès aux services médicaux pour tous les citoyens.

 

Évolution des objectifs de l’ONDAM

Au fil des années, les objectifs de l’ONDAM ont évolué pour tenir compte des priorités gouvernementales, des besoins de la population et des évolutions démographiques et épidémiologiques. L’ONDAM a été régulièrement révisé pour ajuster les dépenses en fonction de ces facteurs.

 

Chiffres-clés de l’ONDAM

L’ONDAM est divisé en différentes composantes, telles que les soins de ville, les soins hospitaliers, le médico-social, la prévention, etc. Chacune de ces composantes a un objectif de dépenses spécifique, défini chaque année dans le cadre de la loi de financement de la sécurité sociale (LFSS).

 

Contrôle des dépenses

L’ONDAM sert de cadre pour contrôler les dépenses de santé en France. Si les dépenses dépassent les objectifs fixés, des mesures d’ajustement sont mises en place, telles que des économies, des restrictions budgétaires ou des réformes.

 

Adaptation aux enjeux de santé

L’ONDAM est également adapté pour répondre aux enjeux de santé spécifiques, tels que la prise en charge des maladies chroniques, les épidémies, la démographie médicale, la qualité des soins, etc.

 

Évaluations et révisions régulières

L’ONDAM fait l’objet d’évaluations et de révisions régulières pour s’assurer de sa pertinence et de son adéquation avec les besoins de la population et les priorités de santé publique.

L’ONDAM est un élément clé du système de santé français et a évolué au fil des ans pour faire face aux défis liés aux dépenses de santé tout en préservant l’accès aux soins. Son histoire reflète les efforts constants déployés pour maintenir un équilibre entre le contrôle des coûts et la qualité des soins en France.

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